Réponse au Journal des Arts

Chers Amis du Magasin

Notre centre d’art semble retenir toute l’attention des journaux d’arts…

Un article paru dans le Journal des Arts du 29 octobre souffle le chaud et le froid.
Loin d’être un « Magasin bashing » comme l’article précédent du Quotidien de l’art auquel nous avions répondu, certaines formules laissent perplexes.

Celui-ci reprend, comme une ritournelle, l’état des lieux sur lequel nous avions déjà mentionné qu’il n’avait jamais interdit de très belles expositions ou autre rassemblement de visiteurs. La non réfection récente de la verrière « d’un autre âge » ne peut pas tout expliquer d’un mésusage de ce bâtiment. Cette rue nous est même enviée par nombre de centres d’art !

Quant à la formule un peu vexatoire de candidate malheureuse au MO.CO, est-elle bien utile ? Serait-elle reprise pour les autres « prestigieux » candidats retoqués au poste du Magasin lorsqu’ils candidateront ailleurs ?

Il est malheureux que nos premiers courriers ne fassent que s’élever contre ces articles négatifs mais des jours meilleurs s’ouvrent à nous pour 2022. Nous nous réjouissons que nombre d’anciens adhérents de notre association se déclarent enthousiastes pour la reprise d’activité du Magasin et des « Amis du Magasin ».

Nous vous espérons nombreux à soutenir notre action en faveur de la « Renaissance » de ce Magasin qui vaut bien mieux qu’une « messe noire ».

Sylvie Berthemy, présidente des Amis du Magasin

Ce qui n’a pas de prix, Beauté, laideur et Politique, d’Annie Le Brun

Ce qui n’a pas de prix, Beauté, laideur et Politique,  Annie Le Brun, Ed Stock, 2018

C’est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s’intensifie depuis qu’elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d’extraire de la valeur. S’ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d’éblouissement et qui, pas plus que l’éclair, ne se laisse assujettir.

Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d’un certain art contemporain, à l’origine d’une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recours à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d’un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.

Jusqu’à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l’argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l’essentiel, la quête éperdue de ce qui n’a pas de prix ?

Rappel : remplissez le questionnaire SVP

Le questionnaire revient doucement et pas en nombre suffisant pour permettre un dépouillement valide des résultats.

Merci à tous de faire un effort pour le retourner le plus rapidement possible